Patrick un 800 vfr elle est trop top .
VFR 800 HONDA
Aprés un début mai résolument éxécrable où la pluie était notre seule vision du matin au soir, le retour du soleil fut fété par l'arsouille chère à moi et au président nommé "la montée du granier" (fin de l'episode à la fin de l'article). C'était aussi l'occasion d'enfourcher la mythique VFR, qui a profondément changé en 2002. J'approche, avec respect, l'oeil critique mais admiratif... Les designers de Honda ont sacrément bossé. Lignes anguleuses, regard agressif, souci du détail ; elle est belle mais paraît sauvageonne ! Contact... et sensations ! Le moteur a une voix qui sort du registre habituel : un feulement de 4 pattes mélangés à une mélodie de twin... on sait que c'est un V4, mais la sonorité est si particulière qu'elle est presque impossible à décrire. Un régal. C'est à la fois doux et un peu sauvage. Le tableau de bord est complet, très bien agencé, les demi-guidons très relevés, dans l'esprit presque GT de la VFR. Habitué aux sportives, je trouve la selle un peu trop large à l'entrejambe et l'assise relativement haute (j'ai pas dit que c'etait un trail... et je fais 1 m 73). Bref, partons ! Moteur souple, ralenti stable (vive l'injection), commandes idéalement placées, position de conduite excellente, on est tout de suite à l'aise et au bout de quelques km, on a vraiment la machine en main, comme si on la connaissait depuis longtemps. Le moteur pousse gentiment sous 7 000 trs, efficacement, mais sans donner de veritables sensations. C'est après que ça se métamorphose. Passé 7 000 trs, la sonorité du moteur change radicalement, ( il se transforme de 2 à 4 soupapes par cylindre ) et le feulement se transforme en hargne rageuse qui trahit l'origine hypersport du moulin ( dérivé de la RC 45 ). Il part volontiers dans les tours et la facilité pour placer l'engin dans les courbes autorisent une conduite sport, d'autant que les suspensions sont superbes - assez rigides pour se permettrent de beaux angles et une excellente tenue de route, mais aussi souples pour eviter d'esquinter le dos à chaque aspérité de la route. La boîte se fait oublier tellement elle est agréable et l'on se rend compte qu'on se regale à conduire ce jouet. Très volontaire jusqu'à 220 km/h, le moulin se calme ensuite et il faut aller chercher les km/h suivants... que je ne ferais pas longtemps car un 90° se profile. Occasion d'attraper les freins...qui se révèlent efficaces, dosables et rassurants, avec cependant une commande un peu trop spongieuse à mon goût. Au fur et à mesure des virolos, la partie-cycle se montre impériale et la protection efficace jusqu'à 200 km/h. Revers de l'injection et des mécaniques modernes, ça pousse mais la puisssance est polissée - les chevaux sont là, mais leur furie parait controlée. Faut dire aussi que ce n'est pas une hypersport. Attention, elle reste très efficace et je peux vous dire que c'est un engin très agréable. Honnétement, je pense qu'après quelques années passées à se casser le dos sur des CBR ou GSX-R grisantes et démoniaques, on en vient à cette merveille, qui vous ménage la colonne vertébrale et vous autorise du sport dès que l'essorage vous démange. Amis du sport.....
A propos de cette montée du granier, le combat entre ma SVS et le TLR fut démoniaque. Les cale-pieds frottaient dans tous les virages ( surtout les miens ) et c'est le coeur haletant et ma bavette de passage de roue déglingué que nous sommes arrivés au sommet. Je débranche 3 fils, j'arrache ce morceau de plastique immonde et....oups ! Il m'echappe des mains et se retrouve emporté dans le camion-poubelle ; ça tombe bien, le pneu avait commencé à usiné le plastique...